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Automne hiver 2025: Pakistan


Sur le site du ministère des Affaires étrangères, le Pakistan est presque entièrement marqué en rouge (« ne pas voyager ») et en orange (« voyage indispensable uniquement »). Seule une petite zone, le Gilgit-Baltistan, est marquée en jaune : voyager est possible, mais cela comporte des risques. Le vert est introuvable. Notre plan est de prendre l'avion pour Islamabad (zone orange) et d'y prendre un vol intérieur pour Gilgit (zone jaune). Selon notre agent de voyage, c'est faisable, et les blogs de voyage le confirment également.

Nous avons été prévenus : les vols intérieurs vers Gilgit sont souvent annulés en raison de la météo imprévisible dans l'Himalaya. Nous atterrissons à Islamabad à cinq heures du matin. Le vol pour Gilgit est prévu pour onze heures. Nous passons les six heures intermédiaires sur un banc dans une salle d'attente avec une moquette qui se gondole et se décolle. Impossible de dormir. Du moins, pas pour nous. Un peu plus loin, une femme en burqa ronfle joyeusement.

À partir de 11 heures, le vol est reporté plusieurs fois. Finalement, à deux heures de l'après-midi, il est annulé. Des hommes dehors, coiffés de chapeaux traditionnels pakistanais, ne sont pas surpris. L'un d'eux nous conseille de prendre un vol pour Skardu dans deux jours. De là, il faut quatre heures pour atteindre Gilgit. « Vous y serez donc après-demain », dit-il en hochant la tête. Je pensais que seuls les Indiens faisaient cela, mais apparemment c'est aussi une habitude ici.

Attendre ne correspond pas à notre emploi du temps. L'agence de voyage organise un van. Nous partons pour un trajet de 14 heures, qui finit par en prendre 19, en traversant l'Himalaya et des zones rouges. Si la voiture tombe en panne en chemin, nous n'avons même pas besoin d'appeler l'ambassade. Ils ne viendront de toute façon pas nous aider ici. À travers la région du Kohistan, nous avons une escorte armée : une voiture de police devant nous et deux policiers à l'arrière. Ils nous regardent sévèrement, leurs mitraillettes à portée de main. Notre guide hausse les épaules. « Formalité. »

La nuit, nous roulons sur des cols de montagne étroits avec des pentes vertigineuses. Deux barrages routiers dus à des travaux nous coûtent une heure et demie de plus. Après deux nuits sans sommeil, nous arrivons enfin dans la vallée de la Hunza.

Les jours suivants, nous traversons les paysages les plus spectaculaires que j'aie jamais vus. Nous marchons sur un glacier noir, visitons une forteresse en ruine accrochée à un précipice de quatre cents mètres de haut et dormons dans un hôtel où il fait moins vingt degrés partout, même dans les chambres. Dans des villages où le Moyen Âge est encore bien vivant, le boucher, qui vend également des vêtements pour enfants, vit dans une cabane en bois miteuse et ouverte. Des têtes de chèvres et des carcasses de poulets sont éparpillées comme le linge sale dans ma chambre après une longue nuit de fête.

Nous prenons des photos sur un célèbre pont suspendu. Entre chaque planche en bois, il y a un demi-mètre d'espace ouvert. Une rivière de montagne déchaînée se trouve trente mètres plus bas. « Il n'y a eu qu'un seul mort cette année », nous rassure quelqu'un. Pour ma mère anxieuse, je me filme en train de traverser le pont sans rien tenir.

Nos guides nous parlent du pouvoir de l'armée, des tensions avec l'Inde et de leur vision de l'Amérique. Le monde est comme un ensemble de plaques tectoniques : les Pays-Bas sont bien au milieu, le Pakistan se trouve sur le bord. Et cela se ressent. Pourtant, les gens sont incroyablement amicaux et étonnamment ouverts d'esprit. À Islamabad, nous voyons des personnes transgenres mendier aux feux de signalisation. Les gens ouvrent leurs fenêtres pour leur donner de l'argent. Notre guide a l'air compatissant et dit : « Elles ont déjà une vie assez difficile comme ça. »

Pakistan : une nature à couper le souffle, une cuisine délicieuse, des gens hospitaliers, parfois des conditions spartiates, mais aussi des hôtels de luxe. Tant que vous évitez les zones de conflit réelles, une journée à Amsterdam est probablement plus dangereuse que 10 jours au Pakistan. Un excellent conseil de voyage aventureux.

Et oh, j'allais oublier : j'ai vu quelqu'un faire un appel vidéo en burqa. Et une chèvre dans une vieille veste The North Face.

 

Pakistan AH25

Vidéo de campagne

FW25 Pakistan

Une nature à couper le souffle, une cuisine délicieuse, des habitants hospitaliers, des conditions parfois spartiates, mais aussi des hôtels de luxe. Tant que vous évitez les zones de conflit réelles, une journée à Amsterdam est probablement plus dangereuse que 10 jours au Pakistan. Un excellent conseil de voyage aventureux.

Séance photo pour la campagne

Floris van Bommel stands on a rocky riverbank in a vast mountain landscape, with steep grey and brown peaks rising behind a turquoise river under a pale sky.
Aimi 01.01
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A pair of Floris van Bommel sneakers in a muted taupe-grey suede and mesh material, resting on a grey stone surface with a blurred natural rocky background. Floris van Bommel stands on a rocky mountain path with snow-capped peaks in the background, wearing a black jacket and light-colored pants.
Floris van Bommel in a black jacket, black shirt, and light beige trousers, stands under a large concrete arch bridge in a rocky, arid outdoor setting. A pair of men's Floris van Bommel lace-up dress shoes with a textured, woven snakeskin-like pattern in black and brown, resting on a natural grey rock surface. Floris van Bommel sits on a dark stone in a rugged, snow-dusted mountain landscape, wearing a black coat, dark brown turtleneck, cream trousers, and black boots. A pair of Floris van Bommel brown suede ankle boots with rugged lug soles, resting on a rocky surface with a blurred outdoor background.
A pair of Floris van Bommel boots with dark brown soles, resting on a textured rock with a blurred rocky background. Floris van Bommel in a dark suit stands on a vast sand dune with a dark rocky mountain slope behind him and distant snow-capped mountains in the background. A pair of Floris van Bommel sneakers in brown, beige, and grey suede and mesh, resting on a large rock with a blurred rocky mountain background.
A pair of colorful Floris van Bommel sneakers with a multicolour suede and mesh upper, featuring a chunky white midsole and black outsole, set against a blurred mountain background. Floris van Bommel wearing a black jacket and off-white trousers, stands on a rocky mountain slope with a large snow-dusted mountain face in the background. A pair of Floris van Bommel sneakers in a muted taupe-grey suede and leather mix, resting on a textured grey stone surface with a blurred natural rock background. Floris van Bommel in a dark blazer and white trousers, stands on a snowy mountain path with rugged rocky peaks and a frozen lake in the background.